Concours d’innovation :
Défi capteurs autonomes et bas coût pour la gestion intelligente de l’énergie

 

Le contexte 

Le fort accroissement du nombre de fonctions intelligentes à toutes les échelles dans le système électrique, depuis le smart building et le microgrid jusqu’au smart grid, le développement de nouveaux usages tels que le véhicule électrique et celui des interactions avec les réseaux de chaleur et de gaz, s’accompagne inévitablement  d’un besoin accru en nombre et en types de capteurs : capteurs de tension, courant, puissance, pression, débit, harmoniques, composition chimique, température, luminosité, hygrométrie, vibrations, etc. Des capteurs qui doivent bien entendu être communicants entre eux ou bien avec des systèmes centralisés.

Cette tendance est largement favorisée par la banalisation de nouveaux moyens de télécommunication sans fil, à plus faible coût, faible consommation et autorisant des portées importantes.

 

Le défi

De nombreux défis restent cependant à relever :

  • la multiplication exponentielle des capteurs n’est envisageable qu’avec des composants robustes, à durée de vie importante, mais à faible coût. Des contraintes pas toujours compatibles.
  • La qualité de la mesure doit être constante dans le temps car une mesure erronée est plus difficile à détecter qu’une absence de mesure.
  • Leur installation doit être facilitée : les capteurs industriels sans contact sont plus faciles à installer sur des systèmes à risque électrique par exemple. Des capteurs destinés au résidentiel doivent pouvoir se passer d’une alimentation électrique.
  • L’intégration toujours plus poussée des différents composants (capteur physique, intelligence embarquée, interfaces avec réseaux de communication) doit permettre de réduire la taille des capteurs et leur ouvrir des champs d’application nouveaux.
  • Interopérables et auto-configurables : la diversité des provenances des capteurs requiert une standardisation des échanges avec les systèmes d’information, qu’ils soient locaux (Building Energy Management Systems par exemple) ou distants (SCADA, Energy Management Systems, …). Leur insertion dans le système d’information doit être facilitée par des mécanismes d’auto-configuration également standardisés.
  • Auto-alimentation : le capteur doit être au plus près de la grandeur à mesurer, parfois distante de toute alimentation électrique. La capacité à s’autoalimenter à partir de sources de lumière ou de rayonnement électromagnétique est un avantage considérable.
  • Sécurité : communicants et intelligents, les capteurs rejoignent le monde de l’internet des objets et deviennent des cibles privilégiées pour des attaques cyber. Les capteurs sont alors soit des relais pour des attaques visant d’autres cibles, soient des cibles directes avec pour conséquence potentielle la mise en péril du système qui recevra des informations erronées. Il faut donc, tout en garantissant le niveau de service exigé, offrir des solutions de contrôle des flux de données et des accès.

 

De multiples offres émergent pour répondre à l’un de ces défis pris séparément,  mais rares sont celles qui intègrent des progrès simultanément sur plusieurs d’entre eux.

 

Le défi récompensera la proposition qui paraîtra la plus innovante, démontrable, et introduisant plusieurs ruptures technologiques dans le domaine des capteurs dédiés à la gestion intelligente de l’énergie.

Envie de relever ce défi ?

 

Le calendrier en trois étapes

Kick-off de lancement & dépôt des candidatures
Le 5 Décembre 2017, lors de l'événement puis sur le site internet à partir de 19h

Fin des candidatures
Le 5 février 2018 à 18h

Résultats
Annonce des résultats en fin de plénière le 15 mars 2018